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Jean Lemaire de Belges - Pierre Gringon dit Gringoire - Guillaume Poyet - Nicolas Copernic - Bartolomé de Las Casas - François de Layolle - Matthias Grünewald - César Borgia - Pierre du Terrail seigneur de Bayard -

 

 

Jean Lemaire de Belges (1473-1520)

Poète et chroniqueur

Sa poésie marque la transition entre les grands rhétoriqueurs et La Pléiade.

 

Pierre Gringon dit Gringoire (1473-1539)

 

Maître de la sotie (farce dont les personnages sont “sensés” être fous), initiateur de la comédie politique, entrepreneur de spectacles, animateur de la troupe des “Enfants sans soucis”, il servit Louis XII. Son oeuvre marquante est “Le Jeu du prince des Sots et de la mère Sotte” en 1512.

 

Guillaume Poyet (1473-1548)

Chancelier de France sous François 1er, il est l’auteur de l’ordonnance de Villers-Cotterêts.

 

Nicolas Copernic (1473-1543)

De son vrai nom Mikolaj Kopernik naît à Torun, au nord de la Pologne, en 1473. Éduqué par son oncle, Lucas Watzenrode, évêque de Warmie, il a la possibilité de lire beaucoup et de fréquenter les meilleures écoles. Il ira à Bologne, là où la Renaissance bat son plein. Il y suivra une éclipse lunaire de l'étoile Aldébaran. Il découvrit Aristote, Platon, Plutarque, Ovide, Virgile, Euclide et Archimède. Il rentre au pays, avec un nom plus latin (Nicolas Copernic), et la tête pleine des textes des anciens. Grâce aux progrès de l'imprimerie, Nicolas Copernic n'a pas de mal à acquérir tous les livres qu'il souhaite. L'un d'eux, l'Almageste de Ptolémée, retient son attention. Mais Copernic sent bien que la théorie de Ptolémée contient des inexactitudes.

Très tôt, Copernic place le Soleil au centre de l'Univers. Il a pris connaissance des travaux de Nicolas d'Oresme, savant français du 16ème siècle. Copernic est également sensible à cette adoration du Soleil si répandue à la Renaissance. Travaillant ardemment, Copernic finit par bâtir son modèle héliocentrique.

Il habitait à Frauenburg, dans une tour au troisième étage. De 1506 à 1543, Il observa les cieux quand le temps le permettait. Il tenta pendant des décennies d'améliorer sa théorie. Copernic, âgé, griffonna les résultats de ses recherches. Il confia à son imprimeur le manuscrit de “De revolutionibus orbium coelestium”.

La théorie de Copernic, publiée en 1543, part du fait que le Soleil est le centre autour duquel tournent les planètes et permet de déterminer les dimensions relatives des orbites planétaires. Les planètes connues à cette époque sont Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter et Saturne. Seule la Lune tournera encore autour de la Terre. Mais Copernic n'avait pas de preuves directes pour étayer sa théorie, s'appuyant surtout sur des aspects philosophiques et esthétiques.

Copernic corrigera cette erreur en proposant une méthode pour calculer la période sidérale de chacune. Il proposera de prendre en compte le temps que met une planète pour réapparaître à la même position du ciel, tout en appliquant une correction due au déplacement de la Terre pendant ce temps.

Il obtient pratiquement les mêmes valeurs qu'aujourd'hui. Il calculera également la distance de chaque planète au Soleil en se basant sur la distance Terre Soleil. La théorie de Copernic doit son succès au fait qu'elle explique le mouvement rétrograde des planètes en abandonnant les épicycles de Ptolémée. En effet les planètes situées après la Terre, allant moins vite dans leur déplacement, se font rattraper par la Terre régulièrement puis dépasser, donnant l'impression que les planètes reculent sur leur orbite. Copernic explique par sa théorie que les planètes Mercure et Vénus ne s'éloignent pas beaucoup du Soleil car elles sont plus près de lui que la Terre. Il explique également que l'effet de rétrogradation des planètes situées après la Terre est plus prononcé pour Mars que pour Jupiter et pour lui même plus prononcé que pour Saturne, du fait de l'éloignement croissant des planètes.

Copernic influencera aussi beaucoup de philosophes en affirmant que la vie doit exister ailleurs dans l'Univers, car pour lui la Terre ressemble à bien d'autres terres du ciel.

Son livre, “De revolutionibus orbium coelestium”, publié l'année de sa mort, sera bien accueilli par l'astronome hollandais Mästlin et l'astronome italien Benedetti. Mais il rencontrera moins de faveur parmi les contemporains de Copernic, l'église l'interdit en 1616.

 

Bartolomé de Las Casas (1474-1566)

Bartolomé de Las Casas prend part aux deux premiers voyages de Christophe Colomb. Il est l'enfant de l'un des équipiers du célèbre navigateur espagnol.

Il devint prêtre en 1510, puis dominicain en 1522. Il se rend compte des atrocités commises par les explorateurs. Aussi souhaite-t-il apporter la bonne parole chrétienne aux indiens et faire prendre conscience à ses compatriotes du mal qu'ils font.

Il écrit en 1542 un livre qui s'intitule “Très brève relation de la destruction des Indes”. Dans ce livre, il réprouve le colonialisme. La même année, son instance auprès de Charles Quint permet l'apparition de nouvelles lois interdisant d'utiliser les indiens comme des esclaves.

 

François de Layolle (1475-1540)

Compositeur 

 

Compositeur et organiste né à Florence. Layolle fut reçu à la cour des Médicis puis devint Maître de musique de Benvenuto Cellini vers 1505-1506 et s’installa ensuite à Lyon. Il s’y fixa définitivement et travailla avec l'éditeur Jacques Moderne. Son oeuvre se compose de motets, madrigaux et chansons. L'une de ces chansons est un duo, sur un texte de François 1er, duo publié la même année que la chanson de Pierre Sandrin dont il s'inspira en 1538

 

Matthias Grünewald (1475-1528)

De son vrai nom Mathis Gothart, il était une figure importante de la génération des grands peintres allemands nordiques de la Renaissance tel qu’Albrecht Dürer, Lucas Cranach, et Albrecht Altdorfer.

Grünewald est resté relativement inconnu jusqu'au 20ème siècle; seulement 13 de ses peintures et quelques schémas survivent. Sa réputation mondiale actuelle est basée principalement sur son plus grand chef d'oeuvre “Issenheim” un tableau peint de 1513 à 1515.

Il grandi à Würzburg près de Nuremberg, et de 1501 jusqu'en 1521 il était propriétaire d'un atelier à Seligenstadt. Bien qu'il fût apparemment protestant et défenseur de Martin Luther, il exécute plusieurs œuvres pour 2 évêques du diocèse de Mayence.

Le premier travail de Grünewald est “la moquerie du Christ” peint en 1503, une peinture colorée et énergiquement expressive démontrant sa capacité de créer des effets de lumière. Les figures sont en quelque sorte suggestive, douce, et charnue, comme les représentation de la fin de la Renaissance italienne. Grünewald utilise la déformation figural pour dépeindre la violence et la tragédie, contrastant des secteurs de lumière et d’ombre. C'est ces éléments, mis en évidence dans ces premiers travaux, que Grünewald devait développer en modèle dominateur et individualiste totalement réalisé dans son “Issenheim”.

Ce tableau fut exécuté pour la chapelle de l’hôpital du monastère Saint Anthony à Issenheim en Alsace et se trouve au musée de Colmar. C'est un tombeau découpé avec deux ensembles d'ailes se pliants et de trois vues. Le premier, avec les ailes fermées, est une Crucifixion montrant une figure atrocement détaillée, tordue et sanglante du Christ sur la croix, de la mère de jésus en deuil soutenue par l’apôtre Jean, et Marie Madelaine se mettant à genoux avec les mains jointes en prière, et Jean-Baptiste debout se dirigeant vers le christ. Aux pieds de Jean baptiste se trouve un agneau tenant une croix, symbole de l'agneau de Dieu abattu pour les péchés des hommes. Le drame de la scène est intensifié par le contraste rigide entre un ton vibrant au premier plan et le paysage d’un ciel morne foncé et de basses montagnes dans le fond. Il est mort le 31 août 1528.

 

César Borgia (1475-1507)

Il est le plus jeune des fils naturels du pape Alexandre VI et de Vanozza Catanei. À sept ans, il est nommé protonotaire* de la Papauté, évêque de Valence à 17 ans et cardinal à 18 par son père. Il trempa probablement dans l’assassinat de son frère Giovanni, duc de Gandia, auquel il succéda comme capitaine général de l’Église et déposa la pourpre pour l’épée.

Allié de Louis XII, il reçu le titre de duc du Valentinois en 1498 et, avec l’encouragement de son père, devenu pape, il entreprit par les moyens les plus violents de reprendre la Romagne aux feudataires du Saint Siège; il fut nommé par Alexandre VI duc de Romagne en 1501. Il invita au château de Senigallia ses principaux ennemis et les fit froidement exécuter le 31 décembre 1502. La mort d’Alexandre VI en août 1503 cassa sa puissance. Le pape Jules II le fit arrêter et le força à livrer toutes ses forteresses. A peine sorti de prison, il fut arrêté de nouveau par Conzalve de Cordoue et envoyé au roi d’Espagne. César réussit à s’échapper et se réfugia auprès de son beau frère le roi de Navarre. Il l’accompagna dans une expédition contre l’Espagne et mourut au cours de la campagne. Grand chef de guerre et habile administrateur, César Borgia laissa parmi les populations une réputation de prince sévère mais juste, il protégea les arts, fut l’ami du Pinturicchio et de Léonard de Vinci.

 

Pierre du Terrail seigneur de Bayard (1475-1524)

Homme de guerre français

Les du Terrail étaient une famille de nobles dauphinois, qui, depuis cinq générations, avait vu périr quatre de ses membres dans la guerre de cent ans. Un certain art de vivre et de mourir, et un sens aigu de l'honneur étaient donc des valeurs essentielles de cette famille. Pierre Terrail naquit à Pontcharra en 1476.

Dès l'âge de treize ans, en avril 1486, il se fait engagé auprès du duc Charles 1er de Savoie en qualité de page. Plus tard, le duc fait don de Pierre Terrail à Charles VIII. Il accompagna Charles VIII en Italie, et il se distingua à Fornoue en 1495. En 1499,il contribua à la conquête du Milanais, fut fait prisonnier par Ludovic Sforza, qui lui rendit la liberté, puis déploya sa bravoure contre les espagnols dans le royaume de Naples et défendit seul contre 200 ennemis le pont de Garigliano en 1503. Après avoir réprimé la révolte de Gênes en 1507, il décida de la victoire d’Agnabel en 1509 et fut blessé au siège de Brescia en 1512.

L’année suivante, il combattit en Picardie, et, à la défaite de Guinegatte, il fut prisonnier des Anglais pour avoir refusé de fuir avec le reste de l’armée. Henri VIII le rendit sans rançon, après lui avoir offert en vain d’entrer à son service en 1513. Au décès de Louis XII, Bayard se met alors au service de François 1er. En 1515, sa contribution à la victoire de Marignan fut décisive, et, en témoignage d’estime François 1er voulut qu’il l’armât chevalier. La même année il est nommé Lieutenant Général du Dauphiné.

Il força Charles Quint à lever le siège de Mézières en 1521, et descendit encore 2 ans plus tard en Italie. Ensuite, son amitié avec le Duc de Bourbon le rendit suspect aux yeux du pouvoir, et il fut quelque peu mis à l'écart.

Après la perte de Gênes le 30 mai 1522, Bayard se retire dans son Dauphiné natal en qualité de lieutenant général afin de parer à une éventuelle invasion des ennemis dans sa province.

En 1523, François 1er le rappelle à ses côtés car le souverain ne se résigne pas devant ces défaites. Le 22 août 1523, les premières troupes italiennes commencent à passer les monts près de Lyon. Au même moment, Bayard, accompagné de 5000 fantassins et de 400 lances, se trouve à Suse pour ouvrir la route.

Malgré son âge avancé pour un homme de guerre, il fut, au sommet de sa gloire, tué le 30 avril 1524 à Romagnano en Lombardie. Son corps ramené en France est enterré au couvent des Minimes de Saint-Martin-d'Hères près de Grenoble. Le célèbre Dauphinois restera pour tous "le chevalier sans peur et sans reproche".

 

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