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Jachet Berchem - Claude le Jeune - Étienne de la Boétie - Christophe de Savigny - Nicolas de La Grotte - Ippolito Baccusi - Barnabé Brisson - Louis 1er de Bourbon - Guillaume Costeley - Ercole Bottrigari - Pierino da Vinci - Etienne Jodelle - Ivan IV
Il est souvent confondu avec ses contemporains homonymes comme
Claude le Jeune (1530-1600)
Il arrange des psaumes et écrit des chansons. Il résidera à Paris de 1564
à sa mort. Il fut à partir de 1596, maître compositeur de
Henri IV.
Étienne de la Boétie (1530-1563) Poète
Humaniste, ami de
Montaigne, il
s’est élevé contre la tyrannie dans son Discours sur la servitude
volontaire.
Christophe de Savigny (1530-1608) Né dans les Ardennes, il est élevé
par des précepteurs qui lui enseignent le grec, l’hébreu, et toutes les
sciences de l’époque. Vers 1565, il entre comme
grand-maître de la garde-robe dans la maison de
Dès qu’il en a la possibilité, il prend sa retraite et s’isole pour construire son “grand tableau accompli de tous les arts libéraux, contenant brièvement et clairement, par une singulière méthode de doctrine, une générale et sommaire partition des dits arts, amassés et réduits en ordre pour le soulagement et le profit de la jeunesse”. Ce tableau systématique des connaissances humaines, dédié au duc de Nevers, est un système encyclopédique original antérieur à Bacon, déployé comme une vaste arborescence où chaque discipline construit son domaine et trouve sa place par une cascade de distinctions successives. Dans cette vision prométhéenne de l’ensemble des sciences, la théologie n’est plus qu’une subdivision des arts libéraux spéciaux. Il meurt paisiblement dans sa ville natale, à près de 80 ans, laissant une oeuvre abondante.
Nicolas de La Grotte (1530-1600) Compositeur français
Il servit Antoine de Bourbon, roi de Navarre et père d'Henri IV, en tant que joueur d'orgue et d'épinette en 1557 à Pau. Il se maria l'année suivante. Censé suivre la Cour de Navarre, il résida pourtant à Paris. A la mort d'Antoine de Bourbon en 1562, il rejoignit la cour d'Henri de Valois, duc d'Anjou où il eut pour collègues Jean Dugué et Guillaume Costeley. Il fut ensuite au service d'Henri III comme valet de chambre et organiste ordinaire en 1574. Il participa aux festivités organisées pour le mariage du duc de Joyeuse en septembre octobre 1581 en compagnie de son ami Claude Le Jeune, et tous 2 reçurent leurs 600 couronnes de gages en 1583. A la fin de sa vie, il semble avoir eu des problèmes financiers, et essaya à plusieurs reprises d'acheter des terres dans la région de Corbeil. Il est également en relation avec l'Académie de Musique et de Poésie de Jean Antoine de Baïf et Thibaut de Courville, et choisit les textes de ses chansons chez Pierre de Ronsard, Rémy Belleau, Joachim Du Bellay, Jean Antoine de Baïf et Philippe Desportes. Il laisse des chansons publiées à Paris chez Adrian Le Roy et Robert Ballard ainsi qu'une pièce pour luth et une fantaisie pour orgue. L'influence de son oeuvre fut, comme celle de Clereau, importante dans la formation de la chanson de cour.
Ippolito Baccusi (1530-1608) Compositeur italien
Représentant de l'école polyphonique vénitienne frère augustin, il fut maître de chapelle à Saint-Marc de Venise, Ravenne, Vérone, Spielberg et Mantoue. Sous l'influence d'Adrian Willaert, Cyprien de Rore et Andréa Gabrieli, il composa 7 livres de madrigaux, 6 de messes, et 6 de psaumes et motets dans lesquels il fut le premier à employer le doublement des voix par les instruments, procédé qui restera caractéristique de l'école vénitienne. Son premier livre de madrigaux en 1570 est dédié à Palestrina, avec lequel il correspondit. Théoricien, il laisse un traité posthume “Regulae spiritualis melodiae”.
Barnabé Brisson (1530-1591)
Familier du roi
Henri III, avocat puis membre et président à mortier du
parlement de Paris est rédacteur entre autres ouvrages juridiques du Code
de Henri III. S’il adhère à la Ligue, il n’en admet pas les excès, ce qui
lui vaut d’être arrêté et pendu.
Louis 1er de Bourbon (1530-1569) Prince de Condé Homme d’armes Il est le premier à porter le
titre de prince de Condé. Il se convertit à la Réforme, dès les premières
années du règne de
Henri II. Il fait figure de chef du parti huguenot.
Après la conjuration d’Amboise* de mars 1560, il est condamné à mort en
novembre. Après la mort du roi,
Catherine de Médicis lui rend la liberté.
En mars 1562, il reste indifférent aux appels de Catherine de Médicis et
laisse les catholiques prendre le pouvoir à la cour, mais il ouvre les
hostilités. A la bataille de Dreux, il est fait prisonnier et se voit
contraint d’accepter l’édit d’Amboise. Pendant plusieurs années, il ne se
soucie plus que d’intrigues amoureuses. C’est parce que la charge de
lieutenant général du royaume lui est refusée qu’il quitte la cour en
juillet 1567 et tente de s’emparer de Meaux. Ce coup de tête, qui est un
échec, ouvre sur une seconde guerre civile qui ne prend fin qu’avec la
paix de Longjumeau signée en mars 1568. Mais Condé continue de se battre.
Le 13 mars 1569, à la tête de troupes protestantes, il affronte Henri
d’Anjou. Au cours de la bataille, Condé, blessé, est fait prisonnier. L’un
des capitaines des gardes du duc abat d’un coup de pistolet le prince
protestant.
Guillaume Costeley (1531-1606)
Il fut au service du roi de France. Ses travaux incluent des chansons,
motets, morceaux d'organe.
Ercole Bottrigari (1531-1612) Musicien
Théoricien de la musique italienne, il vécu à Bologne et à la cour de
Ferrare de 1575 à 1586. Il publia 3 traités dans lesquels il chercha à
illustrer les lois scientifiques de la musique “Il Patricio overo
de'tetracordi armonici di Aristosseno” en 1593, “Il Desiderio overo
de' concerti di varij strumenti musicali” en 1594 et “Il Melone, discorsi
armonico” en 1602.
Pierino da Vinci (1531-1554) Sculpteur Neveu de
Léonard de Vinci, il est
né à Anchiano, dans la maison des Vinci, son père est le demi-frère de
Léonard. Il fait ses études à Florence, dans une célèbre académie de
sculpture où il y fait merveille. Son ouvrage le plus connu est la
représentation d'un jeune fleuve, sculpté en 1548.
Etienne Jodelle (1532-1573) Poète
Il est membre de la Pléiade. Sa tragédie “Cléopâtre captive” marque
le point de départ d’une forme dramatique nouvelle, d’où sort la tragédie
classique.
Ivan IV (1531-1584) Tsar de Russie Il a 3 ans quand il devient
grand prince de Moscou. A 16 ans, le 16 janvier 1547, il troque son titre
contre celui de tsar. Le nouveau souverain est un jeune
homme érudit et plein de talents. Il veut sortir la Russie du désespoir où
l'a laissée l'occupation mongole et la hisser au niveau de l'Occident,
alors en pleine Renaissance. Il soumet les seigneurs, les
boyards*, en s'appuyant sur les représentants du peuple et de la petite
noblesse qu'il réunit dans une Assemblée de la Terre, le “zemski sobor”,
analogue aux états généraux de la France. Il vainc les Tatars établis sur la
Volga. A Moscou, il ajoute au Kremlin la fameuse cathédrale Saint Basile
pour célébrer la prise de Kazan. Les victoires sur les lointains héritiers
des Mongols donnent au tsar accès à l'immense Sibérie. Il est cependant mis en échec par
le khan de Crimée. Il doit aussi faire face à l'union des Polonais et des
Lituaniens, ainsi qu'aux Suédois. C'est à ce moment là qu'il éprouve la
trahison de plusieurs boyards. Devant la montée des périls, le vieux tsar
s'attribue les terres les plus riches de la Russie et en élimine les
boyards. Il restreint par ailleurs les libertés villageoises. C'est ainsi
que la paysannerie russe entre dans le servage quand les autres en
sortent! La fin du règne est placée sous le signe d'une horrible
répression, ce qui vaut au tsar le surnom de “Terrible” ou
“Redoutable”. Les boyards sont exterminés par milliers. Les habitants
de la prestigieuse cité de Novgorod, au nord de Moscou, sont noyés pour
s'être révoltés. Ivan IV, qui s'est marié 8 fois, pousse la folie
meurtrière jusqu'à tuer son fils aîné à coups de bâton. Plusieurs
décennies de troubles s'annoncent avec la mort du tsar à 55 ans, le 18
mars 1584. Il aura forgé l'État russe mais échoué dans
sa tentative de le hisser à marches forcées au niveau de l'Occident. |