11ème.

 

Magnús 1er Olafsson den Gode dit Magnus 1er de Norvège dit le Bon: Roi de Norvège et Roi de Danemark - Godwin de Wessex ou Godwine: Noble anglo-saxon - Étienne II de Blois: Comte de Blois de Châteaudun de Chartres et de Meaux-Seigneur de Sancerre, Saint-Florentin, Provins, Montereau, Vertus, Oulchy-le-Château, Château-Thierry, Châtillon-sur-Marne et Montfélix - Emnilda słowiańska dit Emnilda de Lusace - Radzim Gaudenty dit Gaudentius: Archevêque de Gniezno - Sigurd Syr : Sous-roi de Ringerike jusqu'en 1018 - Harald III Sigurdsson dit Harald III de Norvège : Roi de Norvège de 1046 à 1066 - Sven Knutsson de Norvège : Roi de Norvège de 1030 à 1035 - Galéran III de Meulan ou Valéran III : Vicomte de Meulan à partir de 1005-Comte de Meulan peu avant 1015 - Hugues III de Meulan-Comte de Meulan de 1069 à 1077 - Henri II de Louvain dit le ceinturé : Comte de Louvain et de Bruxelles de 1054 à 1078 - Adèle de Betuwe ou Adélaïde de Bétuwe : Comtesse des Basques - Simon de Vexin ou Simon de Crépy : Comte d'Amiens de Vexin et de Crépy en Valois de 1074 à 1077 - Adélaïde de Valois - Jean Fasano dit Jean XVIII : Pape de Noël 1003 à  juin 1009 - Dame Gytha Clapa de Montfort-de-Bretagne dite de Gaël - Geoffroy II du Perche : Comte de Mortagne-Seigneur de Nogent de 1060 à 1090-Comte du Perche de 1090 à 1100 - Georges Cédrène : Historien byzantin qui a vécu à la fin du 11ème siècle - Richezza de Lorraine dite Richezza de Pologne : Reine de Pologne de 1025 à 1031-duchesse de Pologne de 1032 à 1034 - Benoît de Cornouaille : Abbé de l'Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé en 1066-Évêque de Nantes de 1079/1081 à 1114 - Gérard de Cambrai ou Gérard de Florennes : Évêque de Cambrai de 1012 à sa mort - Thierry III de Frise occidentale dit de Jérusalem : Comte en Frise occidentale de 995 à 1039 - Ezzo de Lotharingie ou Ezzon : Comte palatin de Lotharingie - Otto Bolesławowic : Prince polonais de la dynastie Piast - Dytryk  ou Dietrich : Duc polonais de 1032 à 1033 - Oliva ou Oliba de Besalù : Comte de Berga-Comte de Ripoll-Évêque de Vic - Abd al-Malik ibn Abi al-Muzaffar dit Abd al-Malik al-Muzaffar : Chef politique et militaire - Osgod Clapa ou Osgot : Noble anglo-saxon - Armengol d'Urgell ou Ermengol : Évêque d'Urgell de 1010 à 1035 - Vazul - Otton II de Mâcon : Comte de Mâcon de 1004 à 1049 - Adélaïde de Normandie ou Adeliza, ou Aélis - Gérold II de Genève : Comte de Vienne - Hugues 1er de Salins : Archevêque de Besançon de 1031 à 1066 - Louis de Scarpone ou de Mousson dit Louis de Montbéliard  : Comte de Montbéliard, d’Altkirch et de Ferrette-Par son mariage comte de Bar et seigneur de Mousson - Pons Guillaume de Toulouse ou Pons II : Comte de Toulouse, d’Albi, d’Agen et du Quercy de 1037 à 1060 - Gothelon II de Lotharingie ou Gozelo II dit le Fainéant - Jean de Bayeux ou Jean de la Rivière - Florence de Worcester : Moine de Worcester - Yahya d'Antioche, en arabe Yahya ibn Sa'id al-Antaki : Historien de langue arabe qui vécut au 11ème siècle - Richard de Montfort : Seigneur de Montfort l'Amaury Guillaume 1er de Garlande : Seigneur de Garlande et de Livry-Gargan, de Gournay-sur-Marne -  Robert II de Flandre dit Robert II de Jérusalem - Florent 1er de Frise occidentale : Comte en Frise Occidentale de 1049 à 1061 - Gertrude de Saxe - Guillaume de Montgommery - Svein Håkonsson : Jarl de Hlaðir-Gouverneur de la Norvège de 1015 à 1016 - Suppo : Bénédictin lombard-7ème abbé du Mont Saint-michel de 1033 à 1048 - Robert 1er de Grandmesnil - Willelmus Flagitellus dit Guillaume Flaitel : Évêque d'Évreux de 1046 à 1066 - Sophie de Bar : Comtesse de Bar et de Mousson - Frédéric III de Lorraine : Comte de Bar-Duc de Haute Lotharingie - Ernest 1er de Souabe : Duc de Souabe de 1012 à 1015 - Ernest II de Souabe : Duc de Souabe de 1015 à 1030 - Knut IV de Danemark dit le Saint : Roi de Danemark de 1080 à 1086 - Marguerite d'Écosse dite sainte Marguerite : Princesse anglo-saxonne de la maison de Wessex-Reine d'Écosse - Adam de Brême : Chroniqueur et géographe germanique - Raoul IV de Beaumont au Maine : Vicomte du Mans - Raoul VI Payen de Beaumont-au-Maine - Landry de Nevers ou de Maers : Comte de Nevers de 989 à 1028 - Enguerrand 1er de Ponthieu : Avoué de Saint-Riquier-Comte de Ponthieu -  Sanche 1er d'Aragon ou Sancho Ramirez - Amaury II de Montfort : Quatrième seigneur de Montfort l'Amaury - Rognvald Brusason dit Rognvald II Brusason : co-Jarl des Orcades de 1037 à 1046 - Magnus Erlendsson Helgi dit Saint Magnus : Comte des Orcades de 1108 à 1117 - Bernard II de Saxe : Duc de Saxe de 1011 à 1059 - Eudon 1er de Porhoët : Vicomte de Rennes-Seigneur de Porhoët de 1074 à sa mort, après 1092 - Guy II de Laval dit Le Chauve : Troisième seigneur de Laval - Egbert 1er de Misnie : Margrave de Misnie de 1067 jusqu'à sa mort - Al-Musta'în bi-llah Sulayman ibn al-Hakam dit Sulayman ben al-Hakam : Calife omeyyade de Cordoue de 1009 à 1010 puis de 1013 à 1016 - Muhammad II (Omeyyade) Al-Mahdî bi-llah Muhammad ben Hichâm dit Muhammad II - Thierry IV de Frise occidentale : Comte en Frise Occidentale de 1039 à 1049 - Albert III de Namur : Comte de Namur de 1063 à sa mort - Henri 1er de Limbourg : Comte de Limbourg et d'Arlon de 1082 à 1119-Duc de Basse Lotharingie de 1101 à 1106 - Otton de Northeim ou de Nordheim : Duc de Bavière de 1061 jusqu'en 1070 - Thibaud de Montlhéry dit Thibaud File Etoupe : Sire ou seigneur de Montlhéry - Richard Goz : Baron normand du 11ème siècle-Vicomte de l'Avranchin - Henri III de Louvain : Comte de Louvain et de Bruxelles de 1078 à 1095 - Hodierne de Gometz - Sven II de Danemark dit Sven II Estridsen : Roi de Danemark de 1047 à 1076 - Thorkell le Grand : Chef viking - Eudes III de Champagne : Comte de Troyes et de Meaux de 1045/1048 à 1063/1065 - Guillaume de Gometz : Premier seigneur connu de Gometz le château - Erling Skjalgsson : Chef politique norvégien - Judith d'Évreux : Noble normande-Comtesse de Sicile - Robert II d'Auvergne : Comte d'Auvergne et de Rouergue - Lambert II de Lens : Comte de Lens - Enguerrand II de Ponthieu : Comte de Ponthieu-Seigneur d'Aumale de 1052 à 1053 - Godefroi de Conversano : Baron italo-normand du duché d'Apulie-Seigneur de Montepeloso vers 1067-Seigneur de Nardò, de Brindisi et de Monopoli en 1070-Seigneur de Matera en 1080-Comte de Conversano de 1072 à sa mort - Estrid des Obotrites : Reine de Suède - Siegfried de Suède dit Saint Siegfried : Prêtre puis évêque - Hugues ou Hugo (évêque d'Évreux) : Évêque d'Évreux - Néel II de Saint-Sauveur : Baron normand du 11ème siècle-Vicomte du Cotentin-Seigneur de Saint-Sauveur en Normandie occidentale - Baudri de Bourgueil ou Baudry : Chroniqueur et prélat de la fin du 11ème siècle et du début du 12ème siècle - Radulphe ou Raoul de Beaumont : Bénédictin normand-Huitième abbé du Mont Saint-Michel de 1048 à 1060 - Donald III dit le blond : Roi d'Écosse de 1093 à 1094 puis de 1094 à 1097 - Jean Comnène (domestique des Scholes) : Aristocrate et un militaire byzantin - Cosmas 1er : Patriarche de Constantinople du 2 août 1075 environ au 8 mai 1081 - Alfred AEtheling ou ætheling : Prince anglo-saxon - Malcolm II ou Máel Coluim mac Cináeda : Roi des Scots de 1005 jusqu'à sa mort - Ealdred II de Bernicie : Comte de Bernicie du début des années 1020 à sa mort - Eadwulf Cudel - Hermann IV de Souabe : Duc de Souabe de 1030 à 1038 Hermann III de Souabe : Duc de Souabe de 1003 jusqu'à sa mort - Simon 1er de Senlis : Comte de Northampton-Comte de Huntingdon en droit de sa femme - Bertholde de Toul : 36ème évêque de Toul du 3 octobre 995 au 25 septembre 1018 - Guillaume III de Toulouse dit Taillefer : Comte de Toulouse, d’Albi et du Quercy de 978 à 1037 - Guillaume II de Provence dit le Pieux : Comte de Provence (993-1018) - Agathe (femme d'Édouard l'Exilé) : Mère de la reine Marguerite d'Écosse - Edmond AEtheling : Prince de la maison de Wessex - Turgot de Durham ou Thurgot : Prélat anglo-saxon-Archidiacre et prieur de Durham-Évêque de St Andrews en 1107 - Renaud 1er de Château-Gontier : Seigneur de Château-Gontier en Anjou - Édith de Wessex : Épouse d'Édouard le Confesseur - Sven Godwinson : Comte de Hereford vers 1043 - Ulf Thorgilsson : Jarl de Danemark de 1023 à 1028 - Ivan Vladislav : Tsar de l’empire de Bulgarie de 1015 à 1018 - Gabriel Radomir dit le Romain : Tsar de la Bulgarie de 1014 à septembre 1015 - Bouchard III de Vendôme ou Bouchard III de Nevers dit le Jeune : Comte de Vendôme de 1066 à 1085 - Erlend II Thorfinnsson ou Erlend Thorfinnsson : Co-comte des Orcades entre 1065 et 1098 - Ingibiorg Finnsdottir - Brusi Sigurdsson : Jarl d'un tiers des Orcades de 1014 à 1030 - Robert II de Sablé dit le Bourguignon : Seigneur de Sablé - Magnus 1er de Saxe : Duc de Saxe de 1072 jusqu'à sa mort - Eilika de Schweinfurt : Duchesse de Saxe - Guyomarch II de Léon - Eadsige : 32ème archevêque de Cantorbéry de 1038 à sa mort - Léofric de Mercie : Comte de Mercie - Ladislas 1er de Hongrie ou Ladislas 1er Árpád ou saint Ladislas : Roi de Hongrie de 1077 à 1095 - Siward de Northumbrie ou Sigurd Björnsson dit Siward le Danois : Noble anglais du 11ème siècle - Robert de Jumièges ou Robert Champart : Premier archevêque normand de Cantorbéry - Macbeth (roi d'Écosse) ou Mac Bethad mac Findlaích : Roi d'Écosse de 1040 jusqu'à sa mort - Al Hakim bi-Amr Allah dit Al-Hâkim : Sixième calife fatimide - Zoé Porphyrogénète : Impératrice byzantine de 1028 à 1050 - Kálfr Árnason dit Kalv Arnesson : Chef norvégien - Einar Tambarskjelve ou Einarr Þambarskelfir : Seigneur et politicien Norvégien - Élisabeth de Kiev : Reine consort de Norvège - Haraldsson dit Magnus II de Norvège : Roi de Norvège de 1066 à 1069 - Tostig Godwinson : Comte de Northumbrie - Finn Arneson - Garsende de Périgord : Duchesse de Gascogne - Géraud II d'Armagnac : Comte d'Armagnac de 1063 à 1095 - Håkon Eiriksson : Jarl et gouverneur de Norvège de 1028 à 1030 - Ode ou Oda de Verdun - Lambert II de Louvain ou Lambert II Baldéric de Louvain dit le ceinturé : Comte de Louvain et de Bruxelles de 1040 à 1054 - Raoul d'Escures ou Ralph d'Escuresn : Abbé du diocèse de Séez-Évêque de Rochester-Archevêque de Canterbury - Archambaud II de Bourbon dit le Vert : Seigneur de Bourbon de 990 à 1031/1033 - Jean d'Ivry : Prélat normand - Ebberhard comte de Bétuwe ou Éberhard de Betuwe - Ralph de Hereford dit Ralph le Timide : Comte d'Hereford - Dreux de Vexin ou Drogon de Vexin : Comte de Vexin et d'Amiens de 1024 à 1035 - Marianus Scotus dit Máel Brigte : Chroniqueur irlandais - Rotrou II du Perche : Seigneur de Mortagne-au-Perche et de Nogent-le-Rotrou-Vicomte de Châteaudun de 1044 à 1080 - Ajtony ou Ahtum - Godgifu ou Goda : Princesse anglo-saxonne-Comtesse de Mantes - Theophano : Abbesse d'Essen - Matilde de Germanie ou Matilde de Saxe - Hilduin IV de Montdidier - Judith de Nantes : Comtesse de Nantes de 1051 à 1063 - Alain Canhiart : Comte de Cornouaille de 1020 à 1058 - Hermann ou Hermann le Noble : Cardinal en 1036 - Philaretos Brakhamios : Homme politique-Militaire arméno byzantin du 11ème siècle - Adalbold II d'Utrecht : Évêque d’Utrecht - Guérech II de Cornouaille ou Quiriac II de Cornouaille :  Évêque de Nantes de 1059/1061 à sa mort - Lulach mac Gille Coemgáin dit Lulach le malheureux ou le fou : Roi d'Écosse entre le 15 août 1057 et le 17 mars 1058 - Alphonse V de León dit Alphonse V le Noble : Roi de Léon et de Galice de 999 à 1028 Kılıç Arslan 1er : Sultan seldjoukide de Roum de 1092-1107 - Bernard Taillefer ou Bernard 1er de Besalú : Comte de Besalú de 988 à 1020-Comte de Ripoll entre 1003 et 1020 - Reglindis ou Regelinda ou Regelindis : Princesse polonaise - Thorfinn Sigurdsson ou Thorfinn le puissant : Comte d'Orkney - Gero (margrave) ou Gero 1er dit le Grand - Abd al-Rahman Sanchuelo - Geoffroy de Mâcon : Comte de Mâcon de 1049 à 1065 - Geoffroy 1er de Penthièvre : Comte de Penthièvre de 1079 à 1093 - Byrhtferth : Moine et écrivain anglo-saxon - Samuel (tsar de Bulgarie) : Général bulgare de 980 à 997-Tsar de Bulgarie de 997 à 1014 - Éon 1er de Penthièvre : Comte de Penthièvre de 1035 à 1079 - Jean Crescentius - Constantin VIII : Coempereur byzantin de 962 à 1025-Empereur de 1025 à 1028 - Hugues V de Lusignan dit le Débonnaire : Seigneur de Lusignan de 1026 à 1060 - Bertrand 1er de Provence : Comte de Provence de 1063 à sa mort - Emma de Provence parfois dite Emma de Venasque : Comtesse de Provence de 1037 à 1063 - Roger Bigot (shérif) : Lord de Framlingham et Belvoir - Lambert de Hersfeld : Chroniqueur - Ralph de Mortimer dit Raoul de Mortimer : Seigneur de Saint-Victor-en-Caux-Seigneur de Wigmore -  Poppon de Trèves ou Poppon de Babenberg : Archevêque du diocèse de Trèves de 1016 à 1047- Judith de Lens : Comtesse - Olaf III de Norvège ou Olaf III Kyrre (Le Tranquille) : Roi de Norvège de 1066 à 1093 - Harald III de Danemark : Roi de Danemark de 1076 à sa mort - Werner von Kyburg ou Wezelo : Comte de la famille noble de Kyburg - Nicéphore Xiphias : Général byzantin durant le règne de Basile II - Joseph Bringas : Eunuque du palais impérial byzantin - Georges 1er de Géorgie : Second roi du royaume unifié de Géorgie de 1014 à 1027 - Alexis Studite : Patriarche de Constantinople de décembre 1025 au 20 février 1043 - Eustathe de Constantinople : Patriarche de Constantinople de juillet 1019 à sa mort - Serge II de Constantinople : Patriarche de Constantinople de juin/juillet 1001 à sa mort - Baudouin II de Boulogne : Comte de Boulogne de 990 à 1033 - Adelina de Hollande dite Adélaïde de Frise - Ermesinde de Foix ou de Bigorre - Abu-Jafar Ahmad ibn Sulayman al-Muqtadir bi-llah dit Ahmad 1er al-Muqtadir : Second dirigeant de la dynastie des Houdides-Régna sur le taïfa de Saragosse de 1049 à 1081 - Armengol III ou Ermengol III dit de Barbastro : Comte d'Urgell de 1038 à 1065 - Isabelle d'Urgell (morte en 1071) - Ebles II de Roucy ou Ebbes II de Montdidier : Comte de Roucy de 1063 à 1103 - Sanche II de Castille : Roi de Castille - Sanche IV de Navarre dit Le Noble : Roi de Pampelune de 1054 à 1076 - Rodrigo Díaz de Vivar dit El Cid Campeador ou Le Cid en français :Chevalier-Mercenaire chrétien-Héros de la Reconquista - Youssef ben Tachfine ou Youssef ben Tachfine as-Sanhaji : 3ème Imam - Félicie de Roucy : Reine consort d'Aragon et de Navarre - André 1er de Vitré : Baron de Vitré de vers 1072 à sa mort - Aymeri 1er de Narbonne : Vicomte de Narbonne de 1071 jusqu'à sa mort - Pierre Ier d'Aragon ou Pedro Sánchez : Roi d'Aragon et de Pampelune de 1094 à sa mort - Josselin de Porhoët ou Josselin 1er : Vicomte de Rennes -Seigneur de Porhoët de 1032 environ à sa mort - Guillaume IV de Toulouse : Comte de Toulouse de 1060 à 1094 - Ida de Saxe (morte en 1102) - Albert II de Namur : Comte de Namur entre 1018/1031 jusqu'à sa mort - Renard 1er de Joigny ou Renaud 1er de Joigny ; Comte de Joigny, en Champagne - Alfan de Salerne : Religieux et savant de l'Italie méridionale-Médecin de l'École de Salerne - Étienne 1er de Bourgogne dit Tête Hardie : Co-comte de Bourgogne-Co-comte de Mâcon et de Vienne - Abd ar-Rahman Ibn Muhammad dit ar-Rahmān IV - Otton III de Schweinfurt dit le Blanc : Duc de Souabe de 1048 à 1057-Comte d'Altmühl en 1014-Margrave du Nordgau de 1024 à 1031-Comte de Naab en 1034 - Sanche 1er de Castille ou Sanche 1er Garciez : Comte de Castille et d’Alava de 995 à 1017 - Ali ben Hammud al-Nasir dit al-Nâsir ou le victorieux : Émir de Malaga et d'Algésiras de 1010 à 1018-Calife de Cordoue de 1016 à 1018 - Tancrède de Hauteville ou d’Antioche : Régent d'Antioche - Hamon de Laval : Deuxième seigneur de Laval - Oldéric-Manfred II d'Oriate : Seigneur de la marche de Turin-Marquis de Suse - Liudolf margrave de Frise : Comte de Brunswick-Margrave de Frise-Comte dans le Derlingau et le Gudingau - Hermann II de Lotharingie : comte palatin de Lotharingie de 1064 à 1085 - Berthold de Rheinfelden, ou Berthold 1er de Souabe : Duc de Souabe de 1079 jusqu'à sa mort - Geoffroy II de Mayenne : Baron de Mayenne - Godefroi 1er de Namur : Comte de Château-Porcien de 1087 à 1102-Comte de Namur de 1105 à 1139 - Hermann de Salm ou Hermann de Luxembourg : Comte de Salm et antiroi des Romains de 1081 jusqu'à sa mort - Inge 1er de Suède : Roi de Suède de 1079 à 1084 et de 1087 à 1105/1111 - Anastasia de Kiev : Reine de Hongrie - Béla 1er de Hongrie ou Béla 1er Árpád dit Béla le Bison : Roi de Hongrie de 1060 à 1063 - Judith de Franconie ou Judith de Souabe - Bruno de Merseburg ou Bruno le Saxon : Moine et chroniqueur médiéval du 11ème siècle - Welf 1er de Bavière : Duc de Bavière de 1070 à 1077 puis de 1096 jusqu'à sa mort - Waléran 1er de Limbourg ou Walram 1er dit Udon : Comte d'Arlon de 1052 à 1082-Comte de Limbourg de 1065 à 1082 - Judith de Schweinfurt - Salomon de Hongrie ou Salomon Árpád : Roi de Hongrie de 1063 à 1074 - Otton II de Souabe : Comte palatin de Lorraine de 1034 à 1045-Duc de Souabe de 1045 à 1047-Comte de Deutz et de l'Auelgau de 1025 à 1047 - Ibn Butlan ou Abu l-Hasan al-Muchtar ibn al-Hasan ibn Abdun ibn Sa dun ibn Butlan : Médecin irakien nestorien - Adalbert de Brême : Prélat de Germanie-Archevêque de Brême de 1043 jusqu'à sa mort - Géza 1er de Hongrie ou Géza 1er Árpád : Roi de Hongrie non couronné de 1074 à 1077 - Henri de Bourgogne (comte de Portugal) : Comte de Portugal depuis 1093 jusqu'à sa mort - Érard III du Puiset : Seigneur du Puiset et vicomte de Chartres - Hugues 1er du Puiset-Jaffa : Seigneur du Puiset de 1097 à 1106-Comte de Jaffa en 1118 - Étienne II de Troyes : Comte de Troyes et de Meaux de 1037 à 1047 - Arnoul de Montgommery : Lord de Pembroke et d'Holderness - Gertrude de Flandre - Henri 1er de Verdun : Prince évêque de Liège de 1075 à 1091 - Estrid Svendsdatter : Princesse danoise - Anund Jacob ou Anund III Jacob de Suède : Roi de Suède de 1022 à 1050- Saint Gottschalk : Prince ou duc des Abodrites de 1043 à 1066 - Jean Doukas (césar) - Magnus III de Norvège ou Magnús aux pieds nus : Roi de Norvège de 1093 à 1103 - Berthe de Rouergue : Comtesse de Rouergue de 1053 à 1065 - Ordulf de Saxe : Duc de Saxe de 1059 à 1072 - Henri prince des Abodrites : Souverain des Abodrites de 1093 à 1127 - Michel IV le Paphlagonien : Empereur byzantin de1034 à 1041 - Eudocie Makrembolitissa - Paul Thorfinnsson ou Pall 1er Thorfinnsson : Co comte des Orcades entre 1065 et 1098 - Hugues 1er de Rouergue : Comte de Rouergue de vers1010 à vers 1053 -





Jean Skylitzès ou Ioannes Scylitzes (vers1040-ap. 1101)

Historien grec de la fin du 11ème siècle


Son œuvre principale est le Synopsis des histoires, qui couvre les règnes des empereurs byzantins depuis la mort de Nicéphore 1er en 811 jusqu'à la déposition de Michel VI en 1057 ; il continue la chronique de Théophane le Confesseur. Il existe une suite à ce travail, connue sous le nom de Scylitzes Continuatus couvrant 1057 à 1079 ; certains historiens émettent l'hypothèse qu'il a également été écrit par Skylitzes.

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Le manuscrit le plus célèbre du Synopsis a été produit en Sicile* au 12ème siècle connu sous le nom de Madrid Skylitzes, et se trouve maintenant à la Biblioteca Nacional de España à Madrid* . Il comporte 574 miniatures, tandis qu'une centaine ont été perdues, et est la seule chronique enluminée byzantine en grec, fournissant une source primaire inestimable pour la visualisation de la Byzance* contemporaine.


Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de B. Flusin (trad.), J.-C. Cheynet (dir.), Jean Skylitzès : Empereurs de Constantinople, éd. Lethielleux, 2004, ISBN 2-283-60459-1.


Michel V dit le Calfat (1015-1042)

Empereur byzantin pendant 129 jours du 13 décembre 1041 au 20 avril 1042


Neveu de Michel IV dont la sœur Marie avait épousé un calfat du nom d'Étienne, Michel ne montra aucune reconnaissance ni à l'endroit de l'impératrice Zoé qui l'avait adopté, ni à l'endroit de son oncle Jean à la suggestion duquel il devait le trône.


Réformateur, méprisé à cause de ses origines modestes, Michel V supprima les privilèges de l'aristocratie de la cour et voulut procéder à une profonde réforme de l'administration. Après avoir feint le plus grand respect à l'endroit de ses 2 bienfaiteurs, il les fit exiler sur les conseils de son oncle Constantin.


Mais si l'exil de Jean l'Orphanotrophe, détesté pour le fardeau fiscal imposé au peuple, ne provoqua aucune réaction, celui de l'impératrice Zoé, dernière survivante avec sa sœur Théodora de la dynastie macédonienne*, provoqua une révolution.


Michel et son oncle Constantin durent fuir Constantinople* pour chercher refuge au monastère du Stoudion* où, rattrapés par la foule, ils eurent les yeux crevés et furent enfermés dans deux monastères différents le 21 avril 1042. Sa chute, racontée en détail par les chroniqueurs de l'époque, illustre l'influence de la population de la capitale dans le jeu politique byzantin au 11ème siècle. Au départ, rien ne destinait Michel V au trône impérial.

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Son oncle Jean, surnommé l'Orphanotrophe ou l'Eunuque*, avait fait carrière dans l'administration impériale après avoir quitté sa Paphlagonie* natale. Devenu protonotaire* de Basile II, il avait épousé le parti de Romain III Argyre, dont il était devenu le parakoimomeno*, avant d'épouser la carrière ecclésiastique et de devenir syncelle* (poste de secrétaire général du patriarche de Constantinople généralement appelé à lui succéder). Il fut par la suite chargé de l’orphelinat Saint-Paul de Constantinople* d'où son surnom d'orphanotrophe.


Dévoré d'ambition pour sa famille, il n'eut de cesse que chaque membre ait obtenu un poste important à la cour. Aîné de 5 frères, lui-même ainsi que Constantin et Georges étaient eunuques et ne pouvaient à ce titre accéder au trône impérial. Ce n'était pas le cas des deux autres frères, Nicétas et Michel. Georges fut nommé protovestiaire*, Nicétas et Constantin furent faits successivement doux* (gouverneurs) d'Antioche*. Quant à Michel, après avoir été introduit au Palais par l'orphanotrophe et être devenu l'amant de l'impératrice Zoé, il épousa celle-ci, devenant empereur sous le nom de Michel IV. La sœur de Michel IV, Marie, avait pour sa part épousé un homme qui avait commencé sa carrière comme calfat de bateaux du nom d'Étienne, et avait probablement accumulé une fortune assez considérable pour pouvoir devenir membre de la famille impériale. Nommé par Jean commandeur de la flotte il devait en 1038 remplacer Georges Maniakès en Sicile*, mais se révéla piètre officier ne parvenant pas à empêcher l'invasion sarrasine*.

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Le futur Michel V était donc le fils de ce couple et par conséquent le neveu de Jean l'Orphanotrophe.


Souffrant depuis sa jeunesse d'épilepsie, mal auquel s'ajoutèrent à la fin de sa vie des œdèmes généralisés, Michel IV n'entreprit pas moins en 1041 une campagne contre les Bulgares* qu'il devait mener avec succès.


Il en revint toutefois épuisé et il devint évident pour la cour et en particulier pour Jean l'Orphanotrophe qu'il allait mourir. Désirant garder le contrôle du gouvernement et établir une dynastie paphlagonienne*, Jean amena l'empereur à faire nommer Michel, fils d’Étienne et de Marie et alors commandant de la garde personnelle de Michel IV, césar, donc numéro deux de l'État et successeur éventuel de l'empereur. Pour asseoir sa légitimité, ils suggérèrent à l'impératrice Zoé à qui le pouvoir retournerait lors du décès de son mari d'adopter Michel. Zoé accepta cette suggestion et lors d'une cérémonie à l'église de la Vierge des Blachernes*, l'éleva à la dignité de césar, lui rendant honneur et hommage comme au fils de l'impératrice.


Une fois devenu césar, Michel V continua de mener une vie effacée pour ne pas sembler aspirer trop ouvertement au trône. Il se tenait à l'écart dans les cérémonies officielles et ne s'assoyait pas à la table impériale sauf lors de banquets officiels. Ses 2 frères, Constantin et Nicétas, qui avaient mis en lui leurs espoirs de promotion, avaient même pris soin de lui choisir une résidence peu voyante hors de Constantinople. Non seulement son oncle l'empereur ne se soucia aucunement de lui, mais Michel ne pouvait se rendre au Grand Palais* que sur convocation.


Lorsque Michel IV sentit sa fin approcher, il abdiqua et se fit moine au monastère des Saints-Côme-et-Damien*. L'impératrice Zoé, qui avait pourtant été abandonnée par l'empereur, vint en larmes supplier qu'il la reçoive une dernière fois, mais sans succès. Son frère Jean, resté à son chevet jusqu'à la fin, resta 3 jours près de lui après le décès.


Craignant qu'une fois connu le décès de l'empereur quelqu'autre prétendant n'apparaisse, Constantin et Nicétas se hâtèrent de forger un ordre impérial faisant venir le nouveau césar au Palais. Inquiet de la tournure que pouvait prendre les événements, Jean l'Orphanotrophe revint lui-même au Palais où il fut accueilli par ses frères avec la plus basse flatterie. Conscient cependant de l'attachement qu'éprouvait le peuple pour la dynastie macédonienne, Jean lors de la réunion familiale qui suivit engagea ses frères et le futur empereur à ne rien faire sans l'approbation de l'impératrice.


Obéissant à leur aîné, les frères se rendirent alors auprès de Zoé lui promettant que Michel ne serait empereur qu'en titre, celle-ci gardant les rênes du pouvoir, à moins qu'elle ne préfère régner qu'à travers lui, auquel cas il demeurerait son dévoué serviteur.


À la mort de Michel IV, le pouvoir revint donc à Zoé à qui il appartenait de choisir le nouvel empereur. Ce ne fut que 3 jours plus tard qu'elle se décida en faveur du jeune Michel. Zoé présenta alors le futur empereur à la foule qui attendait sa décision et celui-ci fut couronné par le patriarche à Sainte-Sophie*. Durant les premiers jours, voire les premières semaines, le scénario se déroula tel que prévu, Michel V affectant la plus grande soumission à l'égard de l'impératrice et la plus grande affection à l'endroit de son oncle Jean.


Bien vite toutefois son véritable caractère devait éclater au grand jour. Autant Psellos estimait son prédécesseur au point d'excuser volontiers ses crimes, autant il détesta Michel V dans lequel il ne put rien trouver de bon. Lui reprochant l'obscurité de ses origines, il eût espéré que le pouvoir transformerait le nouvel empereur.


Quant à son caractère, Psellos reproche surtout à Michel V son hypocrisie. Ses premières victimes devaient être précisément les personnes qui le portèrent au pouvoir.


Bientôt l'empereur manifesta clairement son désir d'être son propre maître et de gouverner seul. Il prit comme principal conseiller non pas son oncle Jean comme l'avait fait son prédécesseur, mais son oncle Constantin, déjà domestique des Scholes*, à qui il fit conférer par Zoé la dignité de nobellissime*. Or, depuis longtemps, Constantin était profondément jaloux de Jean et entendait bien provoquer sa chute. À l'issue d'une altercation entre les 2 hommes au cours d’un repas avec l'empereur, Jean quitta en fureur le palais pour se rendre non à sa résidence de Constantinople, mais dans l'une de ses propriétés à l'extérieur de la ville. Il croyait sans doute que l'empereur le rappellerait avec des excuses pour la conduite de Constantin.


De fait quelques jours plus tard, un navire impérial se présenta bientôt au port de sa résidence avec l'ordre de venir expliquer sa conduite devant l'empereur. Mais alors que le navire approchait du Grand Palais, un autre navire s'approcha, prit l'orphanotrophe à son bord et l'amena en exil sous le regard de l'empereur qui regardait la scène d'un balcon du palais ; il devait y mourir peu après. Jean étant très impopulaire, cette déchéance ne devait pas créer d'émoi dans la population. À la suite de quoi, Michel fit castrer tous les membres de la famille de Jean ayant atteint l'âge de la puberté.


Sur le conseil de son oncle Constantin, il fit sortir de prison nombre de personnes qui avaient été emprisonnées par Jean comme Constantin Dalassène et Georges Maniakès qu'il fit catépan* d'Italie où les Normands menaçaient de prendre Bari* et où les Arabes étaient en voie de reprendre les places fortes que Maniakès avait déjà conquises en Sicile.

Après avoir confié la direction des affaires à l'éminent juriste Constantin III Lichoudès, Michel s'en prit à l'aristocratie de la cour qui, tout en feignant soumission à son endroit, continuait à mépriser la bassesse de ses origines et son peu de droit à accéder au trône.


Déterminé à se venger, il humilia cette aristocratie, enlevant à ses membres leurs privilèges au point où ceux-ci craignirent pour leur vie. Il fit également l'erreur de renvoyer la garde varègue* pour la remplacer par des Scythes*, tous eunuques, dont il s'assura la loyauté par des promotions exceptionnelles. La foule répondit avec enthousiasme à la déchéance de Jean, aux vexations à l'endroit des membres de la noblesse et aux nouvelles libertés. Lors des nombreuses processions qui marquaient la vie officielle à Constantinople, on tendait des étoffes de pourpre aux fenêtres et on mettait des tapis sous ses pieds.


L'erreur qui devait toutefois lui être fatale, fut de s'en prendre à l'impératrice Zoé.


Dernière survivante avec sa sœur Théodora de la dynastie macédonienne à laquelle était profondément attachée la population, celle qui était toujours l'impératrice Zoé demeurait, en dépit de son caractère fantasque, extrêmement populaire.


Michel V devint vite jaloux du statut et de la popularité de l'impératrice dont le nom était toujours prononcé avant le sien dans les acclamations publiques. Bientôt, il lui refusa l'entrée de la salle du conseil et l'accès au trésor public, la gardant comme l'avait fait Michel IV sous haute surveillance. 5 mois après son couronnement, il profita des festivités de Pâques pour mettre à l'épreuve sa popularité. Distribuant d'importantes largesses, il cru avoir suffisamment sécurisé sa position pour se débarrasser de la tutelle de Zoé. Dans la nuit du 18 au 19 avril 1042, Michel la fit tonsurer et l'envoya dans un monastère de l'île de Principo*, une des îles des Princes* sous prétexte qu'elle aurait comploté pour l'empoisonner.


Après avoir informé le Sénat des motifs de sa décision, Michel fit lire par l'éparque* (préfet) de la ville, dans le forum de Constantin*, une proclamation faisant état de l'exil de l'impératrice pour trahison et de la déposition du patriarche Alexius Studite, accusé d'avoir aidé l'impératrice dans ses agissements criminels. Néanmoins, le patriarche parvint à s'échapper.


Immédiatement après la lecture de cette proclamation, des voix se firent entendre dans la foule qui hier encore acclamait Michel V, pour réclamer sa destitution et son remplacement par Zoé, l'impératrice légitime.


Inquiet de la tournure des événements, Michel V rappela Zoé au palais, tout en insistant pour qu'elle demeure une moniale. Pour tenter d'apaiser l'insurrection, il apparut au kathisma* de l'hippodrome* avec Zoé, qui resta loyale à l'empereur. La vue de la vieille dame que certains ne reconnaissaient même plus sous ses habits de nonne, ne fit qu'attiser l'ardeur de la foule. Ne pouvant s'assurer de la fiabilité de son impératrice, la foule, sous la direction du général Constantin Kabasilas, se dirigea alors vers le couvent de Petrion* pour aller chercher la deuxième survivante de la dynastie, Théodora, elle aussi religieuse. D'abord hésitante, celle-ci dut se résigner sous la menace et, troquant sa tenue de moniale contre une robe somptueuse, elle fut conduite à la cathédrale Sainte-Sophie pour y être proclamée impératrice. La portée de cet événement est significative car c'est contre sa volonté initiale que Théodora fut replacée au rang d'impératrice et probablement contre le souhait de Zoé car les deux sœurs entretenaient des relations compliquées. Les émeutiers agissaient donc en gardiens de la légitimité macédonienne par-delà les préférences de leurs représentantes directes.


La présentation de Zoé n'ayant pas réussi à apaiser la foule, Michel V décida de résister. Ce ne fit que redoubler l'ardeur de la population. En 36 heures la foule s'empara du Grand Palais et de ses bureaux dont ceux abritant les registres fiscaux ainsi que les palais de l'aristocratie civile ; dépassée, la garde varègue fut impuissante à protéger l'empereur. Selon Skylitzès, les émeutes firent 3 000 morts. Les chroniqueurs décrivirent une population de tous âges, de toutes conditions et de tous sexes qui se retrouva dans cette révolte.


Ayant appris que Théodora avait retrouvé son statut d'impératrice, Michel V et son oncle Constantin s'enfuirent au monastère du Stoudion pour y trouver refuge. Pendant ce temps, Théodora toujours à Sainte-Sophie nomma ses ministres et s'assura que Michel soit déposé. La foule qui l'entourait se dirigea alors vers le monastère du Stoudion où Michel V et son oncle se tenaient près de l'autel. De tout l'après-midi la foule, respectant la sainteté de l'autel, n'osa s'emparer des deux hommes qui reçurent les habits de moine. Le soir arriva le nouveau préfet de la ville, un certain Campanarus, disant qu'il avait reçu ordre de l'impératrice Théodora de raccompagner l'empereur et son oncle au palais et qu'il ne leur serait fait aucun mal. Sur le refus des deux hommes de quitter l'église, le préfet donna alors ordre à ses hommes de s'emparer d'eux. Ceux-ci furent assis sur des ânes et se dirigèrent vers le Palais sur la Mésè*, la grande avenue de Constantinople. Mais arrivés à l'endroit appelé sigma, le bourreau envoyé par Théodora approcha le cortège et les deux hommes eurent les yeux crevés.


Peu de temps après Michel V fut envoyé au monastère d'Eleimon* sur l'île de Chios*; son oncle Constantin fut envoyé dans un autre monastère de l'île de Samos*. L'histoire ignore ce qu'il advint d'eux par la suite ; mais on sait que Michel V mourut à ce monastère dès le 24 août 1042.


Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Anthony Kaldellis et Dimitris Krallis, Michael Attaleiates, The History, Harvard University Press, 2012 (ISBN 978-0-674-05799-9)


Théodora Porphyrogénète (vers 980-1056)

Impératrice byzantine en 1042 puis de 1055 à 1056


3ème fille de l'empereur Constantin VIII. Au début du règne de Romain III Argyre, elle est accusée de complicité dans la conjuration* de Pressiyan II et Constantin Diogène.


Après avoir été reléguée dans un couvent par sa sœur Zoé, elle est portée au pouvoir par la foule le 19 avril 1042 lors d'une révolte contre Michel V. Couronnée le lendemain, elle règne conjointement avec sa sœur Zoé jusqu'à l'avènement de Constantin IX.


À la mort de celui-ci, elle réclame le trône comme dernière descendante de la dynastie macédonienne*. Son règne autoritaire et sa nomination de membres du clergé lui valent de nombreux ennemis tant parmi les fonctionnaires du palais que dans l'Église. Sur son lit de mort, elle se rend aux souhaits de son entourage et désigne Michel VI pour lui succéder. Après sa mort, une période de déclin commence pour l'empire, laquelle devait se prolonger jusqu'à l'accession d'Alexis 1er Comnène en 1081

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Théodora est la plus jeune des 3 filles de l'empereur Constantin VIII et d'Hélène, fille d'Alype. L'aînée, Eudoxie, qui porte les traces d'une attaque de petite vérole, prend le voile encore jeune. Si l'on en croit le chroniqueur Psellos, les deux autres sœurs, Zoé et Théodora, sont très différentes l'une de l'autre aussi bien physiquement qu'intellectuellement.


Sa qualité de porphyrogénète en fait une épouse possible pour l'empereur romain d'Occident, Otton III, qui dépêche une ambassade à Constantinople* en 996 afin d'obtenir la main d'une des 3 sœurs, peu importe, semble-t-il, laquelle. Probablement en raison de son apparence physique, on préfère Zoé à Théodora ; le mariage n'eut cependant pas lieu, Otton décédant au moment où Zoé arrivait en Italie.


À partir de ce moment, Théodora vit dans l'ombre du gynécée impérial*. Son oncle, Basile II, étant mort sans enfant et son père, Constantin VIII, n'ayant eu que des filles, elle est ramenée au centre de la politique impériale. Constantin VIII ne s'était guère préoccupé de sa succession jusqu'à ce qu'il tombe mortellement malade, le 9 novembre 1028. Ses conseillers lui suggèrent de marier l'une de ses filles à Romain Argyre, un sénateur sexagénaire issu d'une vieille famille aristocratique, afin d'assurer la succession par alliance. Déjà marié, le sénateur doit choisir entre le divorce suivi de son élévation au trône et l'aveuglement. D'après Jean Zonaras, le choix de Constantin se serait porté sur Théodora, plus intelligente que sa sœur et, dans la quarantaine, encore capable de produire un héritier. Célibataire déjà endurcie, celle-ci refuse sous prétexte que Romain et elle sont proches parents, de telle sorte que Constantin doit choisir Zoé, laquelle n'est que trop heureuse d'épouser Romain et de devenir impératrice.


Romain étant ainsi monté sur le trône, Théodora se retire de nouveau au gynécée où la jalousie de sa sœur, qui ne lui pardonne pas d'avoir été le premier choix de son père, continue à la poursuivre. Zoé convainc son époux de faire espionner Théodora grâce à un de ses agents chargé de sa maison. C'est ainsi que Théodora est accusée de comploter avec Pressiyan II de Bulgarie pour s'emparer du trône. De nouvelles accusations sont portées contre elle en 1031, cette fois comme faisant partie d'une conspiration menée par l'archonte* de Sirmium*, Constantin Diogène. Elle est envoyée de force au monastère de Petrion* par sa sœur afin de mettre un terme à ses constantes intrigues et aux scandales de sa vie. Elle y reste 13 ans pendant que sa sœur dirige l'empire avec ses époux successifs, Romain III Argyre et Michel IV


Lorsque Michel IV meurt en décembre 1041, Zoé adopte un neveu de ce dernier qui est couronné sous le nom de Michel V1. Celui-ci, souhaite évincer l'impératrice, l'accuse de tenter de le tuer et l'exile dans un monastère de l'île de Prinkipo*. La déposition de Zoé et son exil créent un vif mécontentement dans la population ; cette dernière se révolte et exige non seulement le retour de Zoé, mais également un meilleur traitement pour Théodora, deuxième rejeton de la souche impériale. Une délégation conduite par Constantin Kabasilas est donc dépêchée au monastère de Pétrion pour convaincre Théodora de revenir à Constantinople afin d'être associée au trône avec Zoé. Réfugiée dans le sanctuaire du monastère, Théodora rejette cette proposition. Il faut qu'une armée de citoyens l'arrachent au sanctuaire, la revêtent d'une robe somptueuse et l'amènent à la basilique Sainte-Sophie* où elle est acclamée impératrice.

À cette nouvelle, l'empereur et son oncle se réfugient au monastère du Stoudion*, endroit de grand prestige et asile normalement inviolable d'où la foule les fait sortir pour leur crever les yeux, les rendant ainsi impropres à régner.


Les sénateurs pour leur part hésitent entre Zoé, l'aînée des 2 sœurs, toujours dans le palais, et Théodora, réfugiée à Sainte-Sophie, bénéficiant de l'appui de la population. Zoé met fin à leur dilemme en faisant venir Théodora au palais où elle l'embrasse et promet de partager le pouvoir avec elle.


Un partage quelque peu inégal toutefois, puisque Zoé en tant qu'aînée reçoit la préséance d'honneur devant Théodora qui ne paraît pas s'en offusquer, habituée à vivre dans l'ombre. C'est cette dernière cependant qui est le véritable cerveau de cette administration conjointe dont les résultats semblent mitigés. Selon Psellos, les deux sœurs ne comprennent rien à la politique et traitent sur un même pied affaires d'État et mesquineries de gynécée. Toutefois, autant Zoé se montre prodigue, dépensant sans compter, autant Théodora comptait bien l'argent quand elle en donnait, parce qu'elle n'avait pas de ressources où puiser sans ménagement et qu'elle avait reçu de la nature une âme plus maîtresse d'elle-même sur ce point. Jean Skylitzès se montre moins catégorique, soulignant les décrets impériaux interdisant la vente et l'achat des hautes charges de l'État, les améliorations notables dans l'administration civile et militaire de l'État ainsi que des nominations fort sensées aux plus hauts grades de l'administration comme celle de Georges Maniakès en tant que catépan* d'Italie avec rang de magister*.


En moins de 2 mois cependant, cette entente cordiale commence à se lézarder. La jalousie de Zoé contre sa sœur devenant de plus en plus évidente, le peuple et les fonctionnaires du Palais prennent parti, les uns en faveur de Zoé, les autres de Théodora. Il devient rapidement évident qu'il faut une main plus assurée pour prendre les rênes de l'État, ce qui ne peut se faire que par le mariage de l'une ou l'autre sœur. Ne s'étant jamais mariée, Théodora s'y refuse absolument, alors que Zoé qui a déjà une grande expérience en ce domaine ne demande rien de mieux, jetant son dévolu sur un homme d'une beauté incomparable, né à Dalassa*, localité célèbre, et qui avait nom de Constantin dernier rejeton dans l'ordre de filiation, de la souche antique des Monomaques*. Le mariage a lieu le 11 juin 1042, mettant fin après 3 mois au règne conjoint de Zoé et de Théodora.


Faible de caractère, d'une prodigalité encore plus grande que celle de son épouse, Constantin IX n'exerce le pouvoir que pour son propre plaisir, se révélant incapable de repousser les ennemis à l'intérieur et à l'extérieur de l'empire. De plus, il rend progressivement publique sa liaison de longue date avec une amante qui avait déjà été à ses côtés pendant un précédent exil, la nièce de sa femme défunte, Skleraina. Ce ménage à trois semble avoir été accepté non seulement par Zoé, mais également par Théodora que la sébaste comblait de rares pièces de monnaie et de médailles anciennes dont l'impératrice faisait avidement collection.


Il n'en va pas de même toutefois pour le peuple de Constantinople peut-être moins choqué par cette relation que par le manque de respect dont elle témoignait à l'égard des 2 impératrices. Le 9 mars 1044, une procession impériale est troublée par des huées. Ce n'est qu'après une apparition des 2 impératrices que la foule accepte de se disperser. Même après la mort de l'impératrice Zoé, Constantin n'ose pas couronner son amante et lui donner le titre d'impératrice, ce qui aurait relégué Théodora au second rang.

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L'impératrice Zoé meurt en 1050, à l'âge de 72 ans et l'empereur Constantin IX 5 ans plus tard en 1055. Celui-ci ne laissant pas d'héritier, la couronne revient donc à l'impératrice Théodora, entre-temps retournée au couvent. Constantin avait songé à écarter celle-ci du trône en faveur du gouverneur de Bulgarie Nicéphore Proteuon. C'était sans compter sur la force de caractère de l'impératrice qui, ayant eu vent de ses projets, quitte son couvent et fait voile vers Constantinople où elle arrive juste avant le décès de l'empereur.


Septuagénaire, l'impératrice, d'excellente santé physique et toujours alerte d'esprit, prend fermement les rênes du gouvernement, déclarant qu'elle ne succédait pas véritablement à Constantin, mais reprenait simplement le pouvoir dont l'avait investi son père et dont elle avait été écartée par des intrus. Elle va présider le Sénat, promulguer les lois, administrer la justice et échanger des ambassades avec fermeté pendant 19 mois.


Sur le plan intérieur, son administration réussit à tenir en échec les abus de la noblesse. Mais elle se fait de nombreux ennemis en choisissant comme premier ministre Léon Paraspondylos, homme compétent, mais dont le manque de charisme politique lui aliène une bonne partie des hauts fonctionnaires de l'empire qui ne voulaient l'approcher que s'il y avait absolue nécessité. Elle s'aliène également le patriarche de Constantinople Michel 1er Cérulaire dont la résistance au pape et à son envoyé, le cardinal Humbert de Moyenmoutier, avait quelques années plus tôt consacré le schisme de 1054 entre les Églises d'Orient et d'Occident.


Non seulement le patriarche aurait voulu jouer un plus grand rôle dans les affaires de l'État comme il l'avait fait sous Constantin, mais il n'appréciait nullement qu'une femme s'ingère dans le processus de nomination des évêques, privilège réservé selon lui aux hommes. Enfin, les purges au sein du haut commandement militaire affaiblissent substantiellement l'armée. Si on peut comprendre qu'elle ait fait exiler Nicéphore Bryenne après que le tagma* d'Occident eut voulu le proclamer empereur à la place de Théodora, le limogeage de généraux fort compétents comme Isaac Comnène et leur remplacement par des fonctionnaires subalternes s'avèrent lourds de conséquences.


Le court règne de Théodora a des conséquences désastreuses pour la politique étrangère de l'empire en Orient, les successeurs des conseillers de Constantin IX prenant systématiquement le contre-pied des premiers. Alors que la paix avec le Califat fatimide* avait été au cœur de la politique des souverains précédents, Théodora cesse les envois de grain aux sujets syriens* du calife, ce à quoi celui-ci répond en interdisant l'entrée du Saint-Sépulcre* aux pèlerins allant à Jérusalem* et en rendant la vie difficile à ses habitants chrétiens. Par contre, en Occident, les conséquences du schisme de 1054 tendent à s'atténuer lorsque le pape cherche l'alliance de Constantinople contre les Normands. De même, un échange d'ambassades tente de mettre sur pied une alliance entre le Saint-Empire romain d'Henri III et l'Empire romain d'Orient.

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Célibataire jusqu'à la fin de sa vie, Théodora refuse de suivre les conseils du patriarche qui aurait voulu que celle-ci se marie en dépit de son âge avancé pour assurer la succession du trône par alliance. Or, dans les derniers jours du mois d'août 1056, l'impératrice est saisie de violentes douleurs abdominales qui laissent présager une fin prochaine. Ses courtisans se réunissent alors pour s'entendre sur un héritier possible. Désireux de maintenir leur pouvoir, les courtisans suggèrent à l'impératrice agonisante un patricien déjà âgé, ancien stratioticus* (directeur civil de l'administration militaire) dont Psellos dira « qu'il était capable moins de gouverner que d'être gouverné et conduit. N'étant plus capable de parler, l'impératrice ratifie semble-t-il d'un hochement de tête le choix de Michel Bringas pour lui succéder. Soupçonnant quelque manœuvre des courtisans, le patriarche tient à s'assurer lui-même que telle était bien la volonté de l'impératrice et, satisfait, procède le jour même au couronnement. Quelques heures plus tard, le 31 août 1056, Théodora meurt à l'âge de 76 ans.


Ainsi s'éteint la dernière représentante de cette dynastie macédonienne qui a présidé aux destinées de l'empire pendant 189 ans. Le court règne de Michel VI (un an et dix jours) est le prélude d'une guerre civile mettant aux prises les fonctionnaires du palais d'une part, les chefs des armées d'autre part. Celle-ci se poursuit jusqu'en 1081 et l'avènement de la dynastie des Comnène* dont un représentant, Isaac 1er, s'était pourtant emparé du pouvoir à la chute de Michel VI, mais n'avait pu le conserver que 2 ans et 3 mois du 1er décembre 1057 au 25 décembre 1059.


Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de histoire de Michel Psellos, Chronographie ou Histoire d'un siècle de Byzance (976-1077) (2 tomes), Les Belles Lettres, 1967.








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